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الأربعاء، 8 يوليو 2009

J'ai des gaz quand on me fait une fellation


Ce dysfonctionnement intestinal à un moment inopportun des rapports intimes gêne terriblement Frédéric.

Frédéric : J'ai 28 ans, et j'ai un souci avec mon fonctionnement, c'est parfois le «détail qui tue». Quand une partenaire me fait une fellation, je ne peux pas me retenir, j'ai des gaz.
Bruno Martin, psychanalyste : Si c'est involontaire, on bascule dans une idée de vulgarité, qui n'est pourtant pas de votre volonté. Vous faites peut-être de l'aérophagie en temps normal. J'insisterai aussi sur le plan médical, pour qu'on vous aide à évacuer un peu le contenu des intestins auparavant, pour que vous vous débarrassiez avant l'acte du maximum d'air contenu dans les intestins. Je pense que c'est simple.


Brigitte Lahaie : C'est sûr, ce n'est pas très romantique. Je crois qu'il vaudrait la peine d'en parler à un médecin. S'il n'y a pas de réelle raison liée à votre organisme, c'est que votre cerveau a mis quelque chose en place. Il va donc falloir changer ce fonctionnement. Je pense que cela peut se négocier avec une partenaire, mais il faut surtout que vous appreniez à déconnecter.
Ce qu'il faudrait déjà essayer, c'est de vous faire caresser manuellement et de voir comment cela se passe. Je crois qu'il ne faut pas désespérer. On peut imaginer que cela corresponde à quelque chose de complètement inconscient, et, pour arriver à le dépasser, il faut trouver autre chose. Quand une femme vous caresse manuellement, essayez de grincer des dents, par exemple, pour que votre cerveau soit occupé par autre chose.

Emmanuelle en Gironde


Le Conseil Général de Gironde ne savait pas vraiment comment faire pour que l'on parle plus du département 33. Certaines pistes avaient été explorées. On avait bien pensé à organiser un grand concert de Pascal Obispo (régional de l'étape) tout en haut de la dune du Pyla, mais la chose aurait été bien trop coûteuse à entreprendre, et les fans du chanteur, pour certains, bien trop âgés pour se retrouver à crapahuter au sommet du plus haut tas de sable de toute l'Europe.

Non, les communicants de la Gironde le savaient: l'été arrivant, il fallait marquer un grand coup, pour ne plus que les touristes ne se déplacent en masse vers le même port à baraques à chichi des bords de la Méditerranée que chaque saison. Il fallait qu'en 2009, les Français parlent entre eux des avantages à passer quelques jours de congés en Gironde. Bordeaux, le Bassin d'Arcachon, tant d'endroits à découvrir, de bains de mer à prendre, de rayons UVA et UVB à stocker sur une peau déjà ridée par la pollution hivernale des grandes villes et sèche comme une Cracotte fourrée au chocolat.

Alors les communicants se sont dit, en se tapant dans le dos les uns des autres pour se congratuler (sauf l'un des communicants, qui a passé une trentaine de minutes à se taper dans son propre dos, étant de nature solitaire), qu'ils tenaient le concept dont on allait discuter dans les entreprises à l'heure de la pause café : mettre du sexe dans leur com'.



Le sexe. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Une jolie nana, un type aux abdominaux proéminents, un couple qui se susurre de petites saloperies à l'oreille, ce sont là les ingrédients qui ont de tous temps fait vendre 90% des produits manufacturés. On vend des slips grâce au sexe, des petits pois carottes grâce au sexe (par un habile jeu de mise en place de la carotte et de deux des petits pois, photographiés de manière grivoise par un professionnel de la chose qui a bossé 20 ans en Italie), on vendra désormais un département, le 33 (le Rhône aurait été une référence trop évidente), par le biais de la chose sexuelle. Le slogan tape fort comme le poing de Joey Starr sur une femme pourtant amoureuse : "En Gironde, à chacun son point G". L'une des affiches prévues dans le cadre de la campagne de publicité présente ainsi une gentille cabane de pêcheur, qui domine une mer limpide. A l'avant-plan, un drapeau clame la vérité suivante : "Ici, j'ai trouvé mon point G". Il convient de vider alors notre esprit de l'image traditionnelle du pêcheur, équipé d'un ciré douteux et de bottes qui sentent bon l'appartement non aéré depuis 1976. Si l'on y arrive, immédiatement, on est envahi par une vague rose d'érotisme bien marqué, des craquements de fauteuil en rotin se faisant presque entendre à nos oreilles.

Le Point G. Contrairement au Point P, qui est un réseau de magasins qui commercialise des matériaux de construction, le Point G est l'endroit précis, sur le corps de la femme, censé provoquer le désir immédiat de la chanceuse qui le déniche, parfois avec l'aide de son mari ou concubin, qui s'en vantera alors le lendemain auprès de ses collègues de travail. De tous temps, le Point G a fasciné les foules, Jean-Marie Bigard pensant même à un moment de sa vie lui consacrer un spectacle de one-man show entier, avant de renoncer, devant son incapacité à lui-même mettre le doigt dessus. Bref, il reste un mystère moderne, aussi opaque que les circonstances dans lesquelles la lofteuse Loana s'est retrouvée à l'hôpital récemment.

Depuis, en Gironde, c'est la folie. Cette campagne de communication, sur place, a déjà créé son petit effet. Pour les vacances, des milliers de parisiens et autres habitants des grandes villes ont convergé vers Bordeaux, à la recherche de sensations chaudes. On raconte que le samedi soir, dans les rues de la ville, des attroupements incroyables se forment devant les sex-shops flambant neufs qui ont ouvert pour l'occasion. Des DVD coquins s'échangent sous le manteau, distribués par de jeunes personnes qui auparavant, refourguaient aux mineurs de la ville des drogues douces dans des sachets de la FNAC.

Dans le Bassin d'Arcachon, c'est la même chose. Des centaines de personnes totalement nues ont envahi les plages du coin, dans la perspective avouée de succomber à des plaisirs coupables. Des escadrons de gendarmes ont été mobilisés afin de maintenir un minimum de décence sur place. Ils distribuent ainsi des slips aux touristes, et en veulent beaucoup au Conseil Général de Gironde pour avoir allumé un feu que personne ne peut désormais éteindre.

Les dernières informations sont alarmantes. Nous venons en effet d'apprendre que :

- le maire de Bordeaux, Monsieur Alain Juppé, vient de déclarer que le Conseil Municipal se fera désormais dans un club libertin des environs. Il est demandé à chaque conseiller municipal de se munir d'un accessoire de son choix.

- l'ex-star du X Brigitte Lahaie annonce qu'elle animera désormais son émission de radio de RMC depuis Saint-Emilion, une belle petite ville de vin, l'alcool ayant prouvé selon elle son caractère désinhibant.

- les livres de la Bibliothèque Rose seront retirés des librairies de Bordeaux, le rose devenant la couleur officielle des productions pour adultes, distribuées maintenant dans les supermarchés.

- le groupe d'origine bordelaise Noir Désir annonce son intention de se rebaptiser Rouge Désir afin de rester dans la lignée locale d'évocations érotiques. Afin de mettre du piquant dans leurs prochaines productions, une chanteuse de R'n'B sapée de jupes de cuir minimales sera intégrée au groupe.

Et ce n'est que le début ! La Gironde ne sait sans doute pas encore ce qu'elle vient de déclencher !
Maintenant, ce qui va être intéressant, c'est d'observer ce que les départements voisins vont pouvoir faire pour surenchérir et faire parler d'eux à leur tour. La Charente-Maritime serait sur le point d'annoncer que le Fort Boyard sera dorénavant réservé aux soirées privées, et l'on est apparemment en train d'y installer des chaînes de métal pour les utilisateurs, bien fixées dans les murs anciens de la bâtisse. On ne sait pas si Olivier Minne, qui a le physique adéquat pour assurer ce genre de prestations, sera ou non de la partie.

Le Point G de la Gironde, c'est le département 33 dans tous ses états, et ce serait vraiment trop bête, pour l'été, de réserver dans le 29, le 06 ou le 13, qui ne sont même pas des positions connues du kama-sutra.

Lien :

Elle m'a parlé des rideaux pendant un rapport sexuel


La compagne de Julien lui a coupé ses envies en abordant un sujet trivial pendant l’amour.

Julien : J'ai eu à faire face à un tue-l'amour particulier. J'étais avec ma compagne, en plein dans l'acte, et d'un coup, elle m'a sorti une phrase des plus ordinaires : « Chéri, il faudrait que l'on change les rideaux ». Ca m'a complètement arrêté. On n'a pas pu continuer, mais on a bien ri. J'ai un autre problème, je fais mal à ma femme quand je la pénètre depuis quinze ans.

Bruno Martin, psychanalyste : En ce qui concerne la réflexion de votre compagne, cela s'appelle le vagabondage de l'esprit.

Brigitte Lahaie : Pour le deuxième souci, il faut d'abord vérifier que la fourchette ne soit pas un peu endommagée. La fourchette est la partie en direction du périnée qui est très sensible et qui parfois est un peu abîmée. On la fragilise en faisant l'amour et il faut parfois utiliser une crème cicatrisante pour remettre le corps féminin « en service ».
S'il n'y a rien, c'est que vous êtes trop imposant par rapport à son vagin. Et là, à part une bonne préparation, il n'y a pas grand-chose à faire. Avec une préparation progressive, normalement vous devriez y arriver. Les préliminaires c'est une bonne chose, mais ce que je vous conseille aussi, c'est avant de la pénétrer, d'essayer d'introduire dans son vagin un jouet sexuel qui soit inférieur à la taille de votre pénis, de manière à dilater et à préparer votre compagne.
Peut-être fait-elle également un petit blocage. Mais ce souci n'a pas l'air trop grave puisque vous êtes ensemble depuis quinze ans.

Brigitte Lahaie, una chica por no que escribió un libro... ¡con un sacerdote!


Una estrella del cine pornogr?fico de los a?os 70 y un cura, Patrice Gourrier, contrastan opiniones sobre el sexo y el amor en una obra escrito a d?o por ambos y que sali? al mercado, "Parlez-nos d'amour" (H?blenos de amor). ?Qué habr? salido de ese encuentro? Ls mejores im?genes de la diva XXX. (Ver galer?a de fotos)


Una estrella del cine pornogr?fico de los a?os 70, Brigitte Lahaie, y un cura, Patrice Gourrier, contrastan opiniones sobre el sexo y el amor en un libro escrito a d?o por ambos y que hoy sali? al mercado, "Parlez-nos d'amour" (H?blenos de amor).

Es un libre repaso, con visiones abiertamente opuestas, a veces aunque no siempre, sobre el amor, pero también la pareja, la sexualidad o la fidelidad.

Adem?s de coautores, el cura y la prostituta, como gusta presentarse Brigitte Lahaie, son colegas radiof?nicos, pues se conocieron en la emisora RMC, donde cada lunes interviene como cronista Patrice Gourrier.

All? es donde su colaboradora literaria anima todas las tardes un programa sobre la sexualidad, "Lahaie, l'amour et vous", realizado con las llamadas telef?nicas de sus oyentes.

De vocaci?n tard?a, pues se orden? cura a los 40 a?os, como cont? en 2003 en su libro "J'ai choisi d'être prêtre" (Yo decid? ser cura), Patrice Gourrier, de 47 a?os, no comparte al cien por cien las opiniones de Lahaie pero tampoco las tesis oficiales de la Iglesia.

Recuerda, por ejemplo, en una entrevista que publica el diario "Le Parisien", que hasta el siglo XIII los curas solteros cohabitaban con los casados, y mantiene que el obligado celibato actual "no tiene ning?n fundamento teol?gico".

Subraya que conoci? a Brigitte Lahaie el d?a de San Valent?n de 2006, durante uno de sus programas, y que le oy? hablar del noviazgo "de manera maravillosa".

Este es, de hecho, uno de los temas sobre los que est?n de acuerdo en el libro, pues ambos piensan que ser?a preciso restablecer el rito del noviazgo.

Antes de lanzarse a escribir "Parlez-nous d'amour", la ex actriz porno, que afirma ser "m?s bien budista", traslad? al papel su primera reflexi?n sobre el amor, el sexo y la pareja en "L'amour et le couple", en 2005. Subraya que conoci? a Brigitte Lahaie el d?a de San Valent?n de 2006, durante uno de sus programas, y que le oy? hablar del noviazgo "de manera maravillosa".

Brigitte Lahaie joue maintenant avec les mots


Rencontre avec une ex-porno star reconvertie, avec bonheur, sur papier
couché et sur les ondes du plaisir de RMC (103.10).

D'abord elle vous signe une dédicace : « pour Alain, en souvenir de notre cinq à sept ». Soyons clair : juste après deux heures d'interview pour éviter toute équivoque. On ne devrait jamais plaisanter avec la presse. Deux heures, en fait, plutôt troublantes où le fantasme s'efface derrière la carrière, certes singulière, mais beaucoup plus prosaïque que l'on veut bien deviner.
Brigitte Lahaie aurait pu se déshabiller, facile, au fil de ses 185 pages (*). Au contraire, elle s'y confie. Et, loin d'être racoleur, c'est souvent touchant. Comme cette lettre à son père, véritable déclaration d'amour, à cet homme « trop distant », si vite disparu. A quoi tient une destinée. Mais que lui doit-elle ? « Aujourd'hui, je peux l'affirmer avec certitude, ma carrière dans le cinéma pornographique m'a permis de me démarquer, de me rebeller contre ce milieu bourgeois hypocrite dans lequel tout doit se faire en cachette » […] « Nous ne choisissons pas par hasard notre vie amoureuse. J'ai eu besoin de vivre nombre d'aventures fusionnelles, de passions dévorantes, de rapports conflictuels. J'ai connu des hommes machos, violents, romantiques, attentionnés ».
Mais le bonheur dans tout ça, dans ces pellicules d'alors tumultueuses et parfois scandaleuses pour l'époque. Pas l'once d'un regret. « Parler de soi bouleverse » confesse Brigitte Lahaie naguère si sculpturale, doucement rattrapée par l'âge. « Il m'a fallu du temps pour les aimer les hommes. J'ai longtemps cru qu'ils ne s'intéressaient qu'à mon cul ! » !
Et si c'était à refaire ? « En me servant de mes blessures, je crois que je prendrais un peu plus de soin vis-à-vis de tous ces instants d'amour que j'ai eus. Je n'ai peut-être pas eu la chance de réaliser combien j'avais été aussi aimée. Car je les ai un peu malmenés, les pauvres »…
Elle est désormais convaincue que « si vous êtes en cohérence avec votre vie, tout arrive au bon moment ». De son regard coup de griffe, « toujours un peu sauvage », elle dégaine : « Si vous saviez comme j'ai dû lutter pour prouver que je n'étais pas uniquement une blonde ! ».


“ Je suis celle
qui allume… ”

Pas faux. Rescapée du X, cette ex-hardeuse, sorcière des temps moderne, est intelligente et sensible. Elle sait au moins de quoi elle parle. Et joue si bien les confidentes sur les ondes du plaisir de RMC. Voilà pourquoi on l'aime aussi. Surtout lorsqu'elle vous susurre, un rien canaille, « Je suis celle qui allume la lumière dans le bordel de l'autre ». Quitte à paraphraser Sacha Guitry : « Je suis une féministe tout contre les hommes ». Mais alors vraiment tout contre.

(*) « Hommes, je vous aime », Brigitte Lahaie, éditions Anne Carrière.